Les négociations sur un accord de méthode, un accord sur le chômage partiel longue durée (APLD) et un accord de performance collective (APC) sont en discussion à Continental Automotive France. Faisons le point sur ces négociations lourdes de conséquences pour les salarié•es.
La direction de Continental Automotive met la pression sur les représentants des personnels pour essayer d’imposer dans des délais inacceptables des négociations à hauts risques pour les salarié•es et leurs conditions de travail. Soyons vigilants.
Dans les jours qui viennent, il est prévu des températures ambiantes à l’ombre qui vont dépasser les 30 degrés dans la journée : au-delà de 33 °C, le risque d’accident est accru ou lorsque la température nocturne est supérieure à 25 °C.
Risques pour la santé : quand une personne est exposée de manière prolongée à une chaleur excessive, elle peut développer des pathologies diverses : œdèmes, céphalées, spasmes, nausées, vomissements, et dans les cas les plus graves perte de connaissance pouvant conduire à la mort.
Au premier signe de malaise, confusion… il faut mettre la personne dans un endroit frais, la rafraîchir, et faire le 15 ! La personne qui fait un malaise devra déclarer un accident de service pour bénéficier des droits attachés, surtout si le médecin fait le lien entre les conditions de travail et le malaise.
CE QU’ON PEUT FAIRE
La loi prévoit que l’employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des salarié-es, en y intégrant les conditions de température.
Il doit veiller à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes (art. L 4121-1 du code du travail).
La législation ne prévoit pas spécifiquement des températures maximales de travail mais l’employeur doit prendre des mesures pratiques de prévention :
organisation du travail pour éviter les tâches fatigantes physiquement, aménagements horaires pour travailler plus tôt, ou moins longtemps, pauses régulières,
mise en place de mesure de protection collective (stores, volets, ventilation, etc )
mise à disposition en quantité suffisante d’eau fraîche et potable à proximité des postes de travail, distribution d’eau,
mise à disposition de pièces de repli climatisées, d’abris…
Si la situation devient intenable, n’hésitez pas à demander l’intervention des représentant-es syndicaux-ales pour :
obliger l’employeur à prendre les mesures de prévention
La direction de Vitesco a annoncé le 30 juin un plan qui met en danger nos emplois et nos sites. L’intersyndicale appelle à une assemblée générale des salarié•es lundi 20 juillet à Toulouse.
Face à l’annonce d’un plan de restructuration incluant des suppressions d’emplois, l’heure est à la mobilisation et à la solidarité entre les salarié•es et entre les sites.
La direction de Vitesco a annoncé plusieurs mesures de réduction des effectifs, après avoir imposé un gel des salaires en 2020. Pourtant, aucun motif économique ne justifie cela.
Les NAO 2020 s’achèvent à Vitesco Technologies. Malgré les discours et la communication de la direction, le résultat de ces négociations va aboutir à un gel des salaires pour 90% de l’effectif!
Les NAO 2020 à Continental Automotive France sont terminées. La direction a utilisé la crise sanitaire pour ne pas prendre en compte les résultats obtenus en 2019 par notre travail. Elle a fait quelques maigres concessions. Il est l’heure de faire le bilan.
A VITESCO, la direction a profité de la crise du COVID19 pour imposer la pire politique salariale depuis 10 ans. Les salarié•es ne pouvant se mobiliser du fait du confinement et de l’utilisation massive du télétravail, la direction est restée sourde à nos demandes. Les résultats 2019 sont oubliés (mais pas les dividendes des actionnaires!). Le gel des salaires est imposé par la force et ne sera pas compensé par une aumône (prime) de 500 euros pour l’année.